Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières

On se sent un peu comme dans un château bien gardé dans cet hôtel de la rue de Buci, à Saint Germain des Prés. D'abord parce que la décoration XVIIIème nous offre une petite retraite paisible et feutrée en pein coeur du quartier littéraire, puis parce qu'une fois le seuil de l'entrée franchi, on se sent entièrement pris en charge par une équipe dévouée.

C'est un peu de l'hôtellerie à l'ancienne telle que je pouvais l'imaginer : ici, on accompagne complètement le client, qu'il s'agisse de l'amener à sa chambre, de l'aider à réserver une limousine, faire garder ses enfants ou se faire livrer un bouquet de fleurs. L'équipe redouble d'attentions et de gentillesses pour répondre à ses besoins. Nous faire passer un bon séjour, et non uniquement une bonne nuit, c'est je crois l'ambition pricipale cet hôtel, dans lequel on aimerait rester plusieurs jours !

Contrairement à beaucoup d'autres établissements de la capitale, le De Buci se déploie sur une belle surface. Et cela se ressent dès le rez-de-chaussée, où l'on peut lire notre journal préféré (en n'importe quelle langue !) dans un vaste boudoir au sol en chêne blanchi. Un salon un peu planqué où l'on peut également déguster l'un des douze thés sélectionnés par la maison comme l'« Eden Rose » et ses notes de lavande, bergamote et vanille ou le « Malesherbes » aux arômes de fruits de la passion, pêche de vigne et fraises des bois.

Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières

Côté chambres, même constat : ici, on respire, et on s'étend ! J'ai pour ma part séjourné dans la chambre 21, une chambre de maître d'une superficie de 20 m2. Sa salle de bain, agrémentée d'un coin lavabo double vasque, d'une baignoire et recouverte de pierre de Bourgogne couleur ivoire, est elle aussi spacieuse et vraiment confortable. Que c'est agréable de ne pas se coigner contre les murs !

Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières
Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières

Avec son tissu japonisant Brunshwig&fils aux murs, sa profonde moquette foncée, ses grands rideaux velours, son mobilier style Louis XV parfois chiné, ses tentures au dessus du lit, la chambre dispose d'un charme ancien pas feint. Elle n'est donc sans surprises pas au top de la modernité : pas de chichis avec les systèmes de lumières, de chauffage, de bain. Mais rassurez-vous, il y a la télévision et une connexion wifi. On ne manque de rien.

Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières
Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières
Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières
Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières
Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières
Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières
Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières

Située au deuxième étage, la chambre 21 donne sur la rue de Buci, une rue animée comme on les aime, avec ses restaurants, ses cafés, ses boutiques, qui donnent vraiment le sentiment d'être dans le coeur vibrant de Saint Germain. Des bons côtés que l'on paie un peu la nuit, lorsqu'il s'agit de réussir à s'endormir ! L'agitation extérieure tranche avec le grand calme de l'établissement.

Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières

Le matin, on peut choisir de prendre un petit déjeuner continental en chambre, ou un petit déjeuner américain dans une salle au sous-sol. Cette dernière, organisée autour d'un grand buffet présenté à la façon d'un festin royal, dispose de canapés moelleux, où l'on peut se lover pour déguster viennoiseries de la boulangerie Carton, oeufs brouillés, fraises, fromages, charcuteries. C'est délicieux et on s'y sent bien, vraiment bien... Dur après tout cela de quitter l'hôtel de Buci !

Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières
Hôtel de Buci : une nuit douillette au siècle des Lumières

Hôtel de Buci

22, rue Buci, Paris 6

Site internet

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