Ibrahim Maalouf, Red and black light : le jazz accessible

Si j'aime habituellement vous parler musique sous le prisme de l'actualité, je vais un peu déroger à la règle aujourd'hui. En ce dimanche, je vais en effet vous parler d'un album qui a vu le jour il y a quelques mois maintenant, Red and black light d'Ibrahim Maalouf. Si je n'aborde le sujet qu'aujourd'hui, c'est que j'ai découvert tout récemment le travail du trompettiste franco-libanais, que je ne connaissais tout au plus que de nom et de réputation.

C'est en le voyant (un peu par hasard) en concert le mois dernier à Dunkerque, que j'ai eu envie de découvrir son univers. Il faut dire que l'artiste est particulièrement généreux avec son public et répand un enthousiasme communicatif en concert ! Difficile après un moment comme celui qu'il nous offre de pas adhérer à sa musique, et ce, meme si, comme moi, ce n'est pas au depart votre tasse de thé.

Ibrahim Maalouf, Red and black light : le jazz accessible

Je dois bien avouer pour ma part avoir douté de ma capacité à me laisser emporter par un concert d'instruments, sans voix. Pourtant, on se rend vite compte que le son de la trompette remplace à merveille celui d'une voix et qu'Ibrahim Maalouf se sert de son instrument aussi instinctivement qu'un chanteur ne le fait avec son "organe". D'ailleurs, il n'a aucun mal à remplir à lui seul des salles prestigieuses, comme ce sera le cas le 14 décembre 2016 à l'Accorhotels Arena de Paris à l'occasion de ses 10 ans de carrière.

Dans les morceaux issus de l'album Red and black light, qu'il a interprétés sur scène, j'ai particulièrement aimé les chaleureuses sonorités orientales rendues possibles par la trompette à quatre pistons inventée par son père. Et plus globalement le mélange des influences, entre jazz et électro-pop, ainsi que le propos de certains morceaux. Le dernier album est en effet un hommage émouvant aux femmes contemporaines. Le premier extrait, Red and black light, figurant sur la bande originale du film Dans les forêts de Sibérie, est un titre vraiment accessible et fédérateur.

C'est exactement ce qui m'a séduite : Ibrahim Maalouf fait tomber les barrières entre Orient et Occident, réconcilie jazz et modernité et rend cette musique, souvent perçue comme intimiste et élitiste, un peu plus accrocheuse et populaire.

Ibrahim Maalouf

Red and black light

Sortie le 25 septembre 2015

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