L'histoire :

Été 1971. Anna, jeune mère ravissante et frivole, remporte le concours de beauté d’une station balnéaire. Son tempérament inconséquent et jouisseur rend sa vie de famille quelque peu chaotique. 30 ans plus tard, toujours marqués par cette vie haute en couleurs, Anna et ses enfants, réunis à son chevet, sauront-ils se réconcilier ?

 

 

J'ai passé un excellent moment devant La Prima Cosa Bella. On prend beaucoup de plaisir à découvrir l'histoire des trois personnages principaux, tous dotés d'une véritable épaisseur psychologique. Ce film fonctionne en une alternance de scènes actuelles et de sauts dans le passé, qui sont l'occasion de mieux comprendre le "fonctionnement" de la petite famille et de développer une forte empathie à son égard.

 

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La Prima Cosa Bella parle de l'insouciance et de son contraire. Il nous présente l'histoire d'Anna, une mère frivole et assez irresponsable et de ses deux enfants, Valeria et Bruno, qui d'instinct veulent la protéger de la médisance des gens de leur ville. Car leur mère n'a vraiment pas bonne réputation : éternelle amoureuse, très instable, elle va d'hommes en hommes, desquels sa vie entière semble dépendre et "traîne" tant bien que mal ses enfants dans ses pérégrinations.

 

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Le tout ne se fait pas sans souffrance. Pas pour Anna qui vit de liberté et de plaisir et qui, même gravement malade quelques années plus tard, se nourrit de légèreté voire de futilités. Mais beaucoup plus pour les enfants qui n'en ont en fait jamais vraiment été.

Le contraste entre la mère un peu naïve, souvent égoîste mais pas méchante pour un sou qui aime la vie et son fils Bruno profondément malheureux qui peine à l'aimer est assez saisissant. On s'inquiète pour ce dernier jusqu'à la fin du film. Quant à Valeria, la petite soeur, même si elle semble par certains aspects plus "solide" que son frère, elle n'est pas pour autant sortie indemne de cette histoire : folle amoureuse de son patron, elle s'interdit de quitter son mari, certainement par peur de reproduire les mêmes erreurs que sa mère...

 

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On se dit que bruno et Valeria pourraient en vouloir à leur mère d'avoir eu à subir ses frasques, d'avoir entendu des choses inaudibles sur son compte, d'avoir eu honte, de s'être sentis par sa faute différents des autres. Mais non. De même, le père des enfants, victime lui aussi de la frivolité de sa femme, continue après leur séparation à aimer Anna en secret. Parce que c'est une femme attachante, aimante, à "l'égoïsme involontaire". Beaucoup d'amour donc autour de cette femme trop immature pour réaliser sa chance. Cet aspect du film est très touchant.

 

Si vous avez l'occasion de voir ce film en VO, n'hésitez pas une seconde. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut voir un film italien et le fait d'entendre la langue nous plonge davantage dans l'ambiance. Dépaysement garanti !

 

Sortie le 29 juin 2011
Réalisé par Paolo Virzi
Avec Micaela Ramazzotti, Stefania Sandrelli, Valério Mastandrea, plus

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