brune.jpgCeux qui étaient devant M6 hier soir ont pu assister à une incroyable transformation : celle d'une brune en blonde dans l'émission Profession coiffeurs : artisans et artistes. Le but de cette métamorphose ? Voir si le regard que l'on porte sur soi et celui que les hommes portent sur nous changent. A en croire la "fraîchement blonde", oui : selon elle, on la laisse plus facilement traverser au passage piéton, on la regarde plus et revers de la médaille, on la pense plus "facile" depuis que ces cheveux sont clairs. Elle-même dit se trouver "sublime" (rien que ça) et il lui prend une incroyable envie de faire évoluer sa garde robe vers des vêtements plus simples, souhaitant ainsi que sa beauté se suffise à elle-même. Dans cet étrange reportage, on apprend aussi que les hommes préfèrent les blondes mais se marient avec les brunes (oups), qu'à l'époque, la blondeur était associée aux blés et les blés à la richesse. Aujourd'hui, la blondeur renverrait un idéal de douceur et de candeur qui rassurerait les hommes. Bref, la blonde est inoffensive alors que la brune est incendiaire. Puis, sans même prévenir, le reportage nous amène dans un étrange hangar où sont stockés des produits destinés aux hommes. Nous sommes au coeur d'un rayon de poupées gonflables. Oui, vous avez bien lu. Des poupées gonflables par centaines et majoritairement blondes ! Il en existe même avec des racines brunes pour le côté réaliste !  Vision d'horreur, c'en est trop. Finalement, ce reportage ne m'a rien appris de plus que ce que je savais déjà. La blonde est considérée comme moins caractérielle et peut être plus docile, voila tout. Et puis comme toute denrée rare, elle fascine. Rappelons tout de même qu'en France, seule une femme sur 5000 est une vraie blonde.

 

Parce que ce sujet, à priori futile, pose vraiment question, la Cinémathèque française de Paris abrite depuis le 6 octobre et jusqu'au 16 janvier 2011 l'exposition Arts et Cinéma, Brune Blonde. Au travers d'extraits de films, de photos, de textes, de tableaux et d'archives télévisuelles, cette expo montre "comment le cinéma, à l'instar de la peinture, de la sculpture et de la photographie, s’est amusé à représenter les brunes et les blondes dans des scénarios où se mêlent le désir, le fétichisme et la rivalité mimétique".On en apprendra plus, entre autres, sur l'évolution du statut de la blonde dans le cinéma hollywoodien des années 20 aux années 40. Voici la bande annonce de cette passionnante exposition :

 

 

 

Brune Blonde

Cinémathèque française

Du 6 octobre 2010 au 16 janvier 2011

Tarifs : de 8 € à 4 €

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