J'avais peur d'être déçue par ce film après en avoir entendu tant de bien. Il faut dire que le premier film dans lequel j'ai vu jouer Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm, Belleville-Tokyo est avec du recul un des films les plus nuls que j'ai vu dans ma vie !  En fait je crois que ce qui m'a gêné par dessus tout dans ce film, c'est le jeu d'acteur de Jérémie Elkaïm, sa façon monocorde de parler, son côté inexpressif et mou du genoux ! J'en parlais d'ailleurs sur mon blog : [critique] Belleville Tokyo, le premier film d'Elise Girard. Aller voir La Guerre est déclarée, revenait donc pour moi à prendre le risque de retomber sur le même irritant personnage mais aussi celui de voir un très beau film. Qu'en est-il ?

 

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J'ai boudé :

 

- Je mentirai si j'affirmais que je n'avais pas retrouvé les mauvais côtés du jeu de Jérémie Elkaïm dans La Guerre est déclarée. Adam, le personnage qu'il interprète ne m'a pas complètement embarquée avec lui, tout simplement parce que je ne croyais pas complètement en lui. C'est embêtant, surtout pour une histoire comme celle de La Guerre est déclarée.

 

- Le manque de justesse. C'est paradoxal car Valérie Donzelli et jérémie Elkaïm ont réellement vécu ( à peu de choses près) ce qu'ils nous montrent dans ce film. Et pourtant, j'ai trouvé que certains moments d'émotions étaient exacerbés et d'autres au contraire un peu trop faibles...J'ai été gênée par ce manque de mesure et de cohérence. Par exemple :  au moment où les parents apprennent que leur petit a une tumeur (sans savoir si elle est bénigne ou maligne), ils hurlent de douleur, et lorsqu'ils apprennent qu'il s'agit d'un cancer très grave, ils n'ont pas de réaction émotionnelle forte...

 

- La difficulté à s'identifier. De telles histoires sont belles surtout lorsqu'elles sont universelles. Ici on reste un peu coincé dans le monde de Valérie Donzelli. C'est un peu auto-centré et certains pourraient se sentir un peu à l'écart de ce combat familial...

 

 

J'ai aimé :

 

- L'histoire, tout simplement et le petit Adam qu'on a envie de voir guérir 

 

- L'absence de "guimauve". Si l'expression des émotions manque un peu de justesse par moments, Valérie et Jérémie n'en font globalement pas des tonnes et c'est appréciable.

 

- La "pâte" Valérie Donzelli, sa façon de filmer, les petites séquences un peu "magiques et poétiques" du film, et même les moments chantés qui auraient pourtant pu décrédibiliser tout le film.

 

- Il y a de belles images,de belles lumières et surtout une belle et grande énergie tout au long du film.

 

 

 

La partie "j'ai boudé" est plus longue et pourtant globalement j'ai bien plus aimé le film que je ne l'ai boudé.

C'est un film à voir car il est original et frais !

 

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