Ours le « fils d'Alain Souchon », c'est de cette manière un peu grossière que j'aurais tendance à présenter cet artiste. Ce dernier en serait certainement agacé et je le comprends. Mais dur d'oublier cet état de fait quand en allant au concert du fils mercredi dernier au Divan du Monde, on se retrouve comme moi à deux petits mètres...du père.

 

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Belle occasion pour moi et l'ami qui m'accompagnait d'épier les moindres réactions du papa spectateur. Un peu recroquevillé sur son siège, caché derrière les rambardes du balcon, Alain Souchon n'a pas détourné le regard de la petite scène sur laquelle se produisait son fiston. Concentré, silencieux, mais visiblement attendri, il n'a quasiment pas bougé d'un cheveu durant les deux heures de concert.

Mais pourquoi parler du père alors que mon article est censé porter sur le fils ? Eh bien, c'est peut être le moment de parler de l'épineux problème, car il y en a un : je ne savais pas qui était Ours avant le concert et ne le sais toujours pas après.
Je l'avais connu avec son Cafard des Fanfares il y a quelques années, une chanson à texte fredonnée de sa voix éraillée. Et puis il y avait eu un peu plus tard son duo avec Lily Allen, 22. Je connaissais « l'ours » mais me demandais bien où il voulait nous emmener.

 

 

 

 

Et mercredi, voilà que cela recommence. Le chanteur nous offre une première partie plutôt « chanson française à textes », à l'image du Cafard des fanfares qu'il reprend d'ailleurs en début de concert. Je découvre à ce moment-là de jolies chansons, pas vraiment de celles qui mettent le feu à une salle de concert mais plutôt de celles que l'on écoute avec plaisir devant un feu de cheminée. Les paroles sont plutôt bien trouvées, si l'on fait l'impasse sur quelques bizarreries et la voix est belle quoique sans réelles nuances.

Puis, progressivement, sans crier gare, le rythme s'accélère, de nouveaux instruments assez exotiques, font leur apparition et les personnes qui accompagnent ours sur scène depuis le début du concert commencent à prendre davantage de place. Voilà que j'avais devant moi à présent UN GROUPE.

La plupart des chansons de cette partie sont entraînantes et ont pour effet immédiat de lever les foules ! L'ambiance est au rendez-vous. On assiste à quelques duos de qualités assez inégales avec le groupe Scotch et Sofa entre autres et pour terminer, Ours revient avec des chansons plus calmes, mélodiques comme lors de la première partie, avec notamment la chanson Balancer, premier extrait de son nouvel album El.

 

 

 

 

Résultat des courses : un moment agréable, dans une salle de spectacle à l'atmosphère assez rare (si vous allez un jour au Divan du Monde je vous conseille de monter à l'étage et de prendre un fauteuil !), de belles chansons mais malheureusement pas de réel coup de cœur pour ma part. La faute à un ours peut être un peu trop touche à tout...

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