Hier, je suis tombée (un peu par accident) sur Ce soir ou jamais, l'émission de France 3 présentée par Frédéric Taddeï consacrée ce jour au 10 ème anniversaire de la télé-réalité. Eh oui, déjà 10 ans que nos chaînes sont envahies par ces programmes aux concepts plus que contestés. L'heure du bilan a sonné !

 

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"Je comprend pas que des gens puissent participer à ce type d'émissions, il faut être bête !" s'exclame l'écrivain(e) Emma Becker (Mr, éditions Denoël, 2011) sur le plateau qui accueille également Jean Edouard du loft (la classe Emma !). Non, les candidats du Loft ou de Secret story ne sont pas particulièrement bêtes, parfois loin de là. Ce type de réflexion ne fait absolument pas avancer le débat. Euh quel débat en fait ? Un truc du genre "qu'est ce qui intéresse tant les spectateurs dans les télé-réalités ?", un sujet déjà abordé sous toutes ses coutures ! 

 

 

A l'heure du très spécial Carré VIP, je me demande surtout si nous ne sommes pas à la fin de l'ère téléréalité.

 

Pourquoi ? 3 raisons principales :

 

- Les "premiers" spectateurs ont grandi. Pas sûr que ce qui les a intéressés à l'époque les intéresse encore aujourd'hui. Alors que ces "ex-jeunes" avaient le sentiment d'assister à une petite révolution télévisuelle, les jeunes d'aujourd'hui ont l'impression d'hériter d'un phénomène d'une autre génération. Le temps passe vite !

 

- A force de voir des Loana, Cindy et autres Laly patauger dans la semoule pour tenter de faire encore parler d'elles, on commence à bien comprendre que les télé-réalités ne sont en aucun cas des tremplins vers des carrières artistiques ou des carrières tout court. Pire, l'étiquette télé-réalité colle tellement à la peau qu'elle est même un grand frein à ce type de (re)conversions.

 

- Les émissions ont perdu beaucoup de leur "intérêt", les candidats étant beaucoup moins naïfs quant à la machine médiatique. Aujourd'hui, beaucoup ont compris que pour faire parler d'eux, il existait une condition sine qua non : faire le buzz. Peu importe comment, histoires d'amour bidons, engueulades exagérées, nudité etc, il faut créer l'événement, ce qui bien entendu ne laisse plus beaucoup de place à la spontanéïté et au naturel. Et un jour ou l'autre, le public ne s'y trompera plus !

 

 

 

 

 

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