Quelques années après le succès de "Gabriel", Najoua Belyzel revient avec un troisième album qui confirme son évolution artistique. La rencontrer, c'est découvrir une femme posée, réfléchie, qui parle de sa musique avec une lucidité rafraîchissante dans un milieu où l'autopromotion règne souvent en maître.
Une artiste en constante évolution
Najoua Belyzel n'est pas du genre à se répéter. Son premier album l'avait placée dans la case "pop synthétique et glacée", une étiquette qu'elle a progressivement délaissée pour explorer des territoires plus chaleureux. Ce troisième opus marque une étape supplémentaire dans cette maturation artistique : les arrangements sont plus acoustiques, les textes plus personnels, la voix plus libérée.
Elle parle de ses influences avec passion : la chanson française bien sûr, mais aussi la pop britannique des années 90 et une certaine tradition du songwriting américain qu'elle admire pour sa capacité à raconter des histoires vraies avec des mots simples. Ce mélange de références donne à sa musique une saveur particulière, ni tout à fait française ni résolument internationale.
Sur scène, Najoua Belyzel est une autre personne. La réserve de ses interviews cède la place à une énergie communicative qui emporte son public. Elle aime le contact direct, les salles à taille humaine où chaque spectateur est proche de l'artiste. Un disque et des concerts à ne pas rater pour ceux qui apprécient la pop française exigeante et sincère.









