Laurent Spielvogel n'est pas le genre d'humoriste que l'on oublie en sortant de salle. Son one-man-show déroule avec une générosité communicative une série de portraits et d'anecdotes qui mêlent l'humour juif, la nostalgie familiale et une autodérision bienveillante qui met le public à l'aise dès les premières minutes.
Un spectacle ancré dans le vrai
Ce qui distingue Spielvogel de beaucoup de ses contemporains, c'est l'authenticité de son matériau. Il parle de sa famille, de ses origines, de sa vision du monde avec une précision et un affection qui font que l'on reconnaît dans ses personnages des gens que l'on a croisés quelque part. La mémé qui fait des blintzes, le père qui exagère, la communauté avec ses rites et ses contradictions : tout cela est filmé avec amour et légèreté.
Son rapport au judaïsme est celui d'un homme qui en est fier sans en faire un étendard, qui en rit avec tendresse sans jamais tomber dans la caricature. C'est l'humour du dedans, celui qui ne blesse personne parce qu'il vient d'un endroit d'amour. Le public, juif ou non, rit avec lui — c'est là la marque des grands comiques populaires.
Le spectacle est bien construit, rythmé, avec des passages plus intimes et touchants qui donnent de la profondeur à l'ensemble. Laurent Spielvogel n'est pas seulement drôle : il est humain, dans le sens le plus plein du terme. Un spectacle à voir en famille ou entre amis, pour passer une soirée chaleureuse et mémorable.








