Crazy, Stupid, Love est la preuve que la comédie romantique peut être intelligente, surprenante et profondément touchante sans sacrifier le divertissement. Ce film américain réunit Ryan Gosling, Steve Carell, Emma Stone et Julianne Moore dans une construction narrative en puzzle qui se révèle progressivement avec beaucoup d'élégance et d'humour.
Un film choral sur l'amour contemporain
L'histoire suit Cal, quinquagénaire en plein divorce douloureux, qui rencontre Jacob, célibataire séducteur qui va l'initier à l'art de la séduction masculine. En parallèle, leurs histoires respectives se croisent et se répondent de façon de plus en plus drôle et inattendue. Les twists narratifs sont bien amenés, les retournements de situation font mouche, et les scènes d'humour physique sont compensées par des moments d'une vraie profondeur émotionnelle.
Ryan Gosling est d'une aisance comique déconcertante — on l'oublie parfois dans ce registre, mais il y excelle. Sa chimie avec Emma Stone, que l'on retrouvera dans La La Land quelques années plus tard, explose déjà à l'écran. Steve Carell, dans un registre plus mélancolique que ses rôles habituels, compose un personnage attachant et crédible dans sa vulnérabilité.
Crazy, Stupid, Love est ce genre de film que l'on peut revoir plusieurs fois sans s'ennuyer. Chaque visionnage révèle des détails que l'on avait manqués, des connexions entre les personnages que l'on n'avait pas saisies. C'est la marque d'un scénario bien construit et d'une réalisation soigneuse qui respecte l'intelligence du spectateur. Une comédie généreuse et mémorable.









