The Tree of Life, le film de Malick qui divise avec éclat

Il y a peu de films capables de provoquer simultanément une admiration sincère et une perplexité totale. The Tree of Life de Terrence Malick en fait partie. Palme d'Or à Cannes en 2011 et objet de polémiques passionnées depuis sa sortie, ce long-métrage est l'oeuvre d'un cinéaste qui pousse sa vision à ses extrêmes logiques — avec tout ce que cela implique de grandeur et d'excès.

La beauté comme argument cinématographique

Sur le plan visuel, The Tree of Life est tout simplement bouleversant. La photographie d'Emmanuel Lubezki capture la lumière naturelle avec une précision et une poésie qui relèvent de la peinture plus que de la simple cinématographie. Chaque plan est composé comme une oeuvre à part entière. La séquence dite "de la création" — qui retrace l'histoire de l'univers depuis le Big Bang jusqu'à l'apparition de la vie — est une oeuvre visuelle d'une beauté absolue.

Là où le film divise, c'est dans sa narration — ou plutôt son absence délibérée. Malick refuse le récit linéaire, les dialogues explicatifs, la psychologie transparente. Il propose à la place des fragments, des impressions, des voix off qui murmurent des questions métaphysiques sur la grâce et la nature. Pour certains spectateurs, c'est de la poésie cinématographique pure. Pour d'autres, c'est de l'hermétisme prétentieux.

The Tree of Life mérite d'être vu quelles que soient vos réserves, ne serait-ce que pour ses images qui restent gravées dans la mémoire. Brad Pitt et Jessica Chastain y sont excellents dans des rôles peu conventionnels. Ce film est une expérience sensorielle et philosophique que l'on ne peut pas juger comme un film ordinaire. Provocateur, imparfait, inépuisable.

Derniers articles

Articles qui pourraient vous intéresser